Tout a commencé vers l’âge de 15 ans…
Adolescent, j’ai construit mon premier agrandisseur photographique et passé de longues heures en chambre noire. « Surveiller l’apparition de l’image dans le bain révélateur avait quelque chose de magique pour moi ». La photo ne m’a jamais vraiment quitté depuis, même si j’ai rapidement délaissé le tirage pour me consacrer à la prise de vue extérieure.
J’ai pris mes premiers clichés avec un Cosmic Symbol puis un Zenith EM emprunté à un ami. A 18 ans je me suis offert mon premier boitier (Canon AE1) et en 1984 j’ai acheté d’occasion un Nikon F2 que j’ai utilisé pendant 25 ans avec 3 objectifs : 55mm, 105mm (ma focale fétiche) et 180mm. Aux zooms je préfère les télé-objectifs à focale fixe. Outre une meilleure qualité optique, ceux-ci obligent à travailler davantage la prise de vue car il faut se déplacer soi-même.
Entièrement autodidacte, je n’ai jamais suivi un cours photo ni participé à aucun club photo. Le seul livre photo que j’ai lu (la pratique des reflex 24x36 aux éditions Paul Montel) m’a initié à l’équation magique : sensibilité, vitesse, diaphragme. Toute ma vie j’ai travaillé en manuel : sans autofocus et réglant l’ouverture à la main.
Délaisser l’argentique m’a paru impensable pendant longtemps. Et pourtant, un jour de 2009 j’ai décidé de migrer vers le numérique. J’ai opté pour un boitier Nikon D700 qui me permet de continuer à utiliser mes 3 anciennes optiques Nikkor comme avant. Pour voyager léger j’ai aussi investi dans un Lumix GM1K à objectif interchangeable. Et j’ai fini par prendre goût au confort de l’autofocus et du zoom… Seul regret : l’écran LCD au dos, il me manque la visée dans l’œilleton ! Au risque de vous décevoir, la post-production ne m’attire toujours pas ; je n’utilise aucun logiciel photo, les images sont sans filtre et sans retouche.
Je soigne principalement deux choses : le cadrage et la lumière. Je ne travaille pas tant le sujet lui-même que la façon de le voir, de le restituer. La lumière est quant à elle beaucoup plus difficile à apprivoiser. Lavoisier a dit : « tout est chimie ». Ceci vaut pour le scientifique mais pour l’artiste je dirais plutôt : « tout est lumière » !
Je travaille toujours en solitaire et chaque safari photo (ou presque) est une extase personnelle.